Les Caisses d’Épargne se rapprochent rapidement de Generali pour une fusion prometteuse
2 ans ago

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Les Caisses d’Épargne et l'assureur italien Generali sont en pleine négociation pour former une coentreprise d'une valeur de 2.000 milliards d'euros dans le secteur de la gestion d'actifs. Les discussions, qui avancent rapidement, pourraient mener à un accord dès le mois de janvier. Chaque partie détiendrait 50% de la nouvelle entité, qui serait dirigée par des dirigeants issus de chacune des entreprises. Cette collaboration vise à renforcer leur position face aux géants américains de la finance, comme Blackrock et Vanguard, tout en optimisant leurs modèles de gestion de produits d'épargne et d'assurance-vie.
Les négociations entre les Caisses d’Épargne et l'assureur italien Generali avancent à grands pas, avec l'objectif de créer un véritable géant de la gestion d'actifs. Les discussions récentes laissent entrevoir une alliance stratégique ayant le potentiel de transformer le paysage de la gestion d'actifs, avec une coentreprise pouvant atteindre 2.000 milliards d'euros. Cet article analyse les implications de cette fusion, les motivations des deux groupes et les impacts possibles sur le secteur financier européen.
Une fusion stratégique en cours
Depuis environ trois semaines, les Caisses d’Épargne, au sein du groupe BPCE, sont en pourparlers avec Generali pour l'intégration de leurs activités. Ce rapprochement, qui semble prendre forme rapidement, pourrait donner le jour à une nouvelle entité spécialisée dans la gestion d'actifs et les produits d’assurance-vie. Les dirigeants des deux groupes sont optimistes quant à la finalisation d'un accord, envisagée pour la journée des investisseurs de Generali, prévue le 30 janvier prochain.
Les bases d'une coentreprise équilibrée
Dans cette future coentreprise, chaque groupe devrait détenir une part de 50%, ce qui témoigne d'une volonté de maintenir un équilibre opérationnel. Ce partage des responsabilités en matière de gouvernance est essentiel pour assurer une collaboration efficace. En effet, les discussions autour des principaux éléments de cette structure de gouvernance sont déjà considérées comme "réglées", ce qui indique une avancée significative des négociations.
Les dirigeants à la tête de la future entité
La direction de cette nouvelle entreprise serait assurée par Woody Bradford, le directeur de la filiale de gestion de Generali, tandis que Philippe Setbon, directeur général de Natixis, occuperait le poste de numéro deux. Ce partenariat est d'autant plus stratégique que Setbon a une expérience préalable chez Generali, facilitant ainsi les synergies entre les deux groupes. La présidence de cette coentreprise pourrait revenir à Nicolas Namias, le directeur général de BPCE, renforçant ainsi les liens entre les deux entités.
La volonté de ne pas suivre le chemin d’Axa
Les dirigeants des Caisses d’Épargne et de Generali sont désireux de conserver un contrôle significatif sur la gestion de leurs activités d’actifs. Contrairement à d'autres acteurs du marché, comme Axa, qui a choisi de céder une partie de ses activités à BNP Paribas, cette alliance se veut davantage centrée sur le co-contrôle. Philippe Donnet, le PDG de Generali, souhaite garder le contrôle sur les produits d’épargne, soulignant ainsi une volonté de préserver leur indépendance tout en s'unissant pour créer un plus grand acteur sur le marché.
Une réponse à la consolidation du secteur
Ce rapprochement est également une réponse à la pression grandissante du marché, où les géants américains tels que BlackRock, Vanguard et Fidelity dominent. La fusion entre les deux groupes vise à consolider leurs positions respectives dans un environnement très compétitif. Avec 1.300 milliards d'euros d'actifs gérés par Natixis et 840 milliards d'euros sous gestion par Generali, la création de cette coentreprise propulserait leur envergure au niveau des plus grands acteurs comme Amundi, qui détient 2.200 milliards d'euros.
La structure de gestion multi-boutiques
Les deux groupes possèdent déjà des modèles de gestion multi-boutiques, ce qui fluidifie leur avenir commun. Ces structures comprennent des sociétés de gestion indépendantes telles que DNCA, Mirova, et Ostrum pour Natixis, ainsi que Sycomore pour Generali. Le rapprochement devrait également inclure la gestion des produits d'assurance-vie, non seulement pour les réseaux des Caisses d’Épargne, mais aussi pour leur partenaire historique CNP Assurances.
Potentiel d'introduction en Bourse
Il est envisagé que cette coentreprise pourrait, à terme, viser une introduction en Bourse, à l'instar d’Amundi. Cet objectif pourrait ouvrir la voie à de nouveaux partenariats, permettant d'accueillir d'autres investisseurs dans le domaine de la gestion d’actifs. Bien que cette discussion soit considérée comme prématurée à ce stade par des sources proches du dossier, elle souligne l'ambition des deux groupes d'opérer dans un paysage financier en pleine mutation.
Une perspective de consolidation dans le secteur de l'assurance
En parallèle, d'autres assureurs commencent à réfléchir à leur participation dans cette tendance de consolidation au sein de la gestion d'actifs. Des mutualistes comme Groupama, Covéa (Maaf, MMA, GMF), ou encore Aéma (Macif) pourraient potentiellement envisager des mouvements similaires. L'exemple de la acquisition récente par Nippon Life de Resolution Life pour 8,2 milliards de dollars témoigne d'une volonté des acteurs de se regrouper pour gagner en compétitivité.
Les enjeux de cette fusion pour le secteur financier européen
Cette alliance entre les Caisses d’Épargne et Generali pourrait donc redéfinir les équilibres dans le secteur financier européen. L'intégration de leurs forces permettrait non seulement d'accroître leur taille dans la gestion d'actifs, mais aussi d'explorer de nouvelles opportunités de croissance dans le cadre d'un marché en constante évolution. En raison de l'ampleur de cette opération, les autres acteurs du secteur observaient avec attention les évolutions et leurs éventuelles réactions.
Conclusion sur les enjeux de marché
Alors que les discussions avancent, les ramifications de cette coopérations stratégiques pourraient être importantes, tant pour les groupes eux-mêmes que pour l'ingénierie du tissu financier européen. Les banques et assurance qui aujourd'hui se contentent de survivre face aux géants sont appelées à revoir leurs structures, leurs stratégies et leurs modèles d'affaires pour ne pas rester à l'écart de cette dynamique actuelle de consolidation.
Dans ce climat économique en constante évolution, il sera crucial pour les acteurs de la finance de s'adapter et de se transformer. Ainsi, le projet de liaison entre les Caisses d’Épargne et Generali est un exemple marquant de la manière dont des acteurs traditionnels peuvent évoluer pour relever les défis du marché moderne.

